Jean Théophile Victoire Leclerc l’Enragé devenu Jean Leclerc, l’éditeur de l’Ami des Lois.




Introduction


Il y a plus de quatre ans, dans un projet d’ouvrage qui hélas ne vit pas le jour et devant regrouper des biographies de femmes de l’Ouest de la France, je me suis intéressée à la Révolutionnaire Pauline Léon. Cette révolutionnaire qui fut présidente des Citoyennes Républicaines Révolutionnaires et qui avait épousé en novembre 1793 l’Enragé Jean Théophile Victoire Leclerc d’Oze dit Leclerc de Lyon, était décédée en Vendée[1]. Le devenir du couple emprisonné en avril 1794 et libéré après thermidor avait été pour les historiens un mystère pendant près de deux cent ans[2]. La première découverte les concernant date de 1982, lorsque le canadien Michael Davis Sibalis publia dans les Annales historiques de la Révolution française une lettre de Pauline Léon de 1804[3]. En signant “épouse Leclerc”, elle demandait la libération de son jeune frère le sans-culotte François Léon arrêté pour son anti bonapartisme[4]. Elle y indiquait élever seule son enfant[5]. En 1793, Claude Guillon, spécialiste des Enragé(e)s dans l’ouvrages Deux enragés de la révolution, Leclerc de Lyon et Pauline Léon[6] avait rappelé cette lettre et détaillait les fausses pistes dues aux homonymes, comme notamment cet administrateur de la Sarthe prénommé Théophile que certains, de mauvaise foi, prétendent encore, être l’Enragé[7]. Dans Pauline Léon, une républicaine révolutionnaire, de Guillon paru en 2006 nous y apprenions qu’elle était décédée à La Roche-sur-Yon où elle avait rejoint sa sœur cadette[8] ; et dans l'édition de 2016 de Notre patience est à bout, 1792-1793, les écrits des Enragé(e)s[9], Guillon donna de nouveaux éléments fort intéressants. Ainsi, il avait retrouvé Leclerc fonctionnaire au début du Directoire dans les bureaux de l’Instruction publique[10]. Selon une demande de poste datant de mars 1796, Leclerc indiquait avoir été défenseur de la Convention dans le bataillon des patriotes de 89 lors de l’insurrection royaliste de vendémiaire an IV ; dans un autre courrier d'octobre 1798 sollicitant là aussi un poste à l’étranger, Leclerc indiquait avoir fait la campagne d’Italie. En France, c’étaient les dernières traces le concernant connues des historiens.


Ayant été généalogiste professionnelle pendant de nombreuses années, ce mystère concernant le devenir de Jean Théophile Victoire Leclerc d’Oze m'intriguait. Je décidais alors de mener une enquête. Cette enquête est expliquée dès la première édition de juillet 2019 de mon ouvrage Jean Théophile Victoire Leclerc, la vie d’un révolutionnaire enragé[11]. Je vous en dispense le long cheminement, et les pistes suivies grâce notamment aux tables de successions des départements de Vendée et de la Loire. J’ai ainsi retrouvé de manière sûre et certaine sa trace outre-Atlantique où il était dès 1809, éditeur du journal louisianais L’ami des Lois.


Précisons en toute honnêteté que l’historien américain Rafe Blaufarb dans son ouvrage Bonapartists in the Borderlands. French Exiles and Refugees on the Gulf Coast, 1815-1835 avait déjà désigné, en 2005, notre Enragé comme étant le même que Jean Leclerc du journal louisianais, affirmation que dans sa thèse Émigration et politisation : les Français de New York et La Nouvelle-Orléans dans la première moitié du XIXe siècle (1803-1860), Marieke Polfliet pensait pouvoir corroborer[12]. Mais aussi étonnant que cela puisse paraître comme l’indique Claude Guillon dans sa dernière édition de février 2021 de Notre patience et à bout, cette affirmation n’avait pas traversé l'Atlantique[13]. Précisons toutefois qu’ à ma connaissance, aucun érudit ou historien américains de la fin du XIXe et du début du XXe ayant publié sur la presse Louisianaise n’avaient jamais mentionné cette hypothèse[14].



L'Ami des Lois, journal louisianais


Après avoir passé de nombreuses semaines durant l’hiver 2018-2019 à compulser toutes les archives et tous les exemplaires de l’Ami des lois et journal du soir en ligne à partir de 1816, avec une lecture particulièrement attentive des éditoriaux et des articles signés par Leclerc, je pense, tant que ce peu, connaître sa vie et sa pensée pendant cette décennie qu’il passa en Louisiane, exercice fort difficile dû à la complexité de la contextualisation et à l'absence de certaines sources.


Même si le territoire de la Louisiane avait été vendu par Napoléon aux Etats-Unis d'Amérique en 1803, en 1804 il fut un lieu de refuge pour les colons fuyant Saint-Domingue. Une deuxième vague d'émigration eut lieu en 1808-1809, cette fois-ci suite à la campagne de Napoléon en Espagne, d'importantes émeutes anti-françaises, notamment à Cuba, contraignirent les anciens colons de Saint-Domingue de se réfugier en grand nombre en Louisiane. Ainsi à cette période, la population en Louisiane crût considérablement par l’afflux massif de ces nouveaux arrivants. Cela favorisa l’essor de nombreux journaux de langue française comme le Courrier de la Louisiane, le Louisiana Gazette... Et le 18 novembre 1809, le gouverneur William C. Claiborne, dans un courrier qu’il adressa au secrétaire d'État Robert Smith, joignit un prospectus annonçant la création de l'Ami des Lois. Hilaire Leclerc aîné[15] y était indiqué comme éditeur et rédacteur[16]. Le terme aîné est important, car Hilaire dans un premier temps servait de prête-nom à son frère notre ex Enragé. Le premier numéro de l’Ami des Lois parut le 21 novembre, et très rapidement un “J.” puis un “Jn”[17] et enfin “Jean” apparurent dans le bandeau. En mai 1815, le journal se renomma l’ami des Lois et Journal du soir[18].


Dès son arrivée en Louisiane, l’ex Enragé Leclerc s’investit complètement dans son journal et dans la vie politique de ce territoire américain. A l’inverse du Moniteur de la Louisiane d'opinion royaliste, tout comme le Courrier de la Louisiane où officiait son ami Thierry[19], l’Ami des Lois était d’opinion républicaine, mais de tendance radicale.


En aparté, nous n'avons que peu d’éléments concernant la vie de Leclerc entre 1798 et 1809. Au gré de certains articles de son journal, il indiquait avoir fréquenté les plus grandes capitales européennes[20] et avoir séjourné aux Pays-Bas[21]. Et selon le créole hispanophone Louis Declouet[22] dans un rapport adressé à l’Espagne en 1814 Jean Leclerc, quelquefois appelé Juan[23], avant d’être journaliste à La Nouvelle-Orléans, fut précepteur des deux fils aînés du comte de Casa Rul à Mexico, Manuel Rul Obregón et Mariano Rul Obregón, nés respectivement en 1795 et 1796[24]. Il est de même fait mention une fois qu’il fut clerc de notaire chez l’avoué orléanais Mazureau[25].


L’Ami des Lois et Journal du soir contenait notamment des annonces diverses comme l’arrivée des bateaux, des publicités vantant les nouvelles marchandises tout juste débarquées d’Europe, les spectacles à venir… Le journal, de temps à autre, servait d’intermédiaire pour la vente d’ouvrages, ce qui peut donner à la parution d’avis cocasses :

“ Le Monsieur Espagnol, dont je ne me rappelle plus le nom et dont j’ignore l’adresse, qui déposa il y longtemps, dans mon bureau la Loi des Indes, en 4 volumes, avec commissions de les vendre au prix qu’il a fixé : il est invité à en venir prendre le montant au bureau de cette feuille. J. Leclerc[26]” . Il est vrai que Leclerc avoua lui-même en 1816 : “(…) Je suis faible de corps et de vue, très distrait et très préoccupé (...)”[27].


Les catastrophes locales y étaient largement commentées, comme la grande inondation de mai 1816 avec ses dégâts, et les nombreuses suggestions pour tenter d’y remédier.


Ce fut l’occasion pour fustiger les profiteurs, rare trace retrouvée en date du 13 mai 1816 des thèmes chers à l’Enragé : “ L’administration municipale est venue au secours des indigents et leur a procuré des rations et des logements ; mesure d’autant plus à propos que quelques propriétaires sans entrailles n’ont pas rougi de spéculer sur cette calamité publique pour porter les loyers à un taux exorbitants.”

Mais, si à la lecture des numéros de son journal disponibles sur Internet, il est quasi impossible de retrouver le signataire du Manifeste des Enragés, l'amant de la Révolution , comme il se décrivait lorsqu’il était en prison en 1794 [28], par contre se retrouve dans l’éditeur de l’Ami des Lois.


L’ami des révolutionnaires de l'Empire espagnol en Amérique


Jean Leclerc fut en effet un défenseur de toutes les luttes et causes indépendantistes mexicaine et sud-américaines. Certains comme Declouet ont pu y voir le travail de déstabilisation d’un agent bonapartiste. Leclerc était considéré comme faisant partie du groupe de bonapartistes[29] de Louisiane, comme Jean Blanque entre autres, et alliés du consul Tousard[30], qui suivait les ordres transmis par l'ambassadeur Serrurier[31]. Les sympathies bonapartistes de Leclerc furent notamment visibles par ses écrits lors des derniers instants de l’Empire. Ainsi, le 13 juin 1814, Leclerc indiqua dans  l’Ami des lois et Journal du soir  : “ Attendons encore, et ne nous berçons pas d’illusions. La France est unie et en armes, le Grand homme est intact, ainsi que son armée ; sa marche n’est que celle d’un vaincu qui s’échappe, c’est le lion qui vient ressaisir sa proie. Nous ne saurions tarder à apprendre le dénouement”. Et le 14 juillet 1814, en ayant appris la chute de Napoléon : " Nous avons douté et contredit tant que le doute a été possible, mais quand la vérité nous est parvenue bien évidente, et bien claire nous l’avons présenté toute nue à nos lecteurs ; il vaut mieux avaler un breuvage amer que de l’apporter goutte à goutte. "


Toutefois, Leclerc, toujours aussi complexe, semble avoir aidé le babouviste Lamberté, évadé de Cayenne et réfugié en Louisiane[32].


Selon le consul espagnol en Louisiane, Morphy, ces révolutionnaires recevaient de l’argent et des fonds d’une "association " de Louisianais[33] qui, en espérant en tirer des profits financiers, encourageaient personnellement les insurgés contre les propriétés espagnoles. Les plus connus étaient Edward Livingston[34], son beau-frère Auguste Davezac[35], John Randolph Grymes, le capitaine Perry, Abner Duncan, Vincent Nolte... Le baron Henri de Sainte-Gêmes, grande personnalité de La Nouvelle-Orléans[36] avant son retour en métropole fut aussi un soutien financier. Ces citoyens louisianais armaient des vaisseaux pour la course[37]. Les prises, marchandises de contrebande non taxées par l'état, à prix défiant toute concurrence étaient proposées aux particuliers et commerçants de Louisiane, tandis que les esclaves se trouvant dans ces navires étaient vendus aux plantations. Jusqu’en 1814, le lieu de vente était à Barataria dans les bayous, havre des corsaires Laffite, You, Beluche, Aury… Et comme une grande partie des commerces louisianais francophiles[38], celui d’Hilaire Leclerc profita de ces marchandises.

Ces flottes des corsaires servaient aussi au transport d’insurgés qu’ils débarquèrent comme lors de l’expédition de Mina ; ou embarquèrent pour leur éviter une mort certaine lors de défaites comme celle de Carthagène en décembre 1815 [39] ; mais ils menaient aussi des combats navals contre la flotte espagnole, notamment à la bataille du lac Maracaibo.

Siège de Carthagène en 1815, troupes espagnoles

Pour toutes ces raisons, c'était donc logique que Jean Leclerc soutienne aussi ces corsaires[40] dont son ami Renato Beluche qui fut particulièrement acquis à la cause du Libertador Bolivar[41].

Régulièrement dans l’Ami des Lois, puis dans L’Ami des lois et journal du soir, Leclerc fit paraître les proclamations des indépendantistes[42]. Le 6 janvier 1814, le Révolutionnaire Juan Mariano Picornel y fit insérer une proclamation en faveur de l’émancipation de l’Amérique espagnole. ; et José Manuel Herrera, diplomate des insurgés, abonné à  l’Ami des Lois  durant son passage à La Nouvelle-Orléans, y fit éditer un  Manifeste[43]. Les autorités royalistes de la Nouvelle-Espagne s’en étaient émues et firent parvenir au gouvernement espagnol une copie d’un article paru dans le n° 1074 du 27 décembre 1815 de L’Ami des lois et Journal du soir [44]...

Au printemps 1817, le journal de Leclerc était toujours aussi bien informé, car il reçut personnellement du commandant Sébastien Boquier une copie du compte-rendu de la défense héroïque du fort de Boquilla de Piedras sur la côte de Veracruz face aux troupes royalistes plus importantes en nombre.[45] L’ami des Lois et Journal du soir  servit même de sources à certains journaux d'autres états de l’Union, mais aussi d’Europe.



Par exemple, les exploits de Guadalupe Victoria indépendantiste républicain mexicain, futur premier président du Mexique de 1824 à 1829, alors général de la cause indépendantiste, étaient régulièrement indiqués dans les colonnes et repris aussi par d’autres journaux des États-Unis comme le Missouri gazette du 22 mai 1817 ou le Lancaster Intelligencer du 5 février 1817[46].


Bataille de Boyacá remportée par Bolivar( Colombia, 1819). peinture de Martín Tovar y Tovar (Federal Palace, Caracas) Domaine public

Leclerc soutenait non seulement les causes mexicaine et texane, mais aussi tous les mouvements de libération d’Amérique du Sud, et il suivit plus particulièrement Bolivar dans ses victoires tout comme dans ses défaites[47]. Il est vrai que nombre de révolutionnaires français et de soldats et officiers de Bonaparte avaient rejoint le Libertador[48]. Leclerc informa aussi ses lecteurs des exploits de l’aventurier révolutionnaire écossais Gregor McGregor[49]. Il établit avec le corsaire Aury, une relation de confiance, et celui-ci lui demanda de faire publier cette annonce :


" À l’éditeur de l’Ami des Lois

Galveston, 25 janvier 1817

Monsieur,

Ayant eu connaissance par vos feuilles, des plaintes que portent les habitans de la Louisiane, sur l’enlèvement de leurs esclaves, qu’ils attribuent aux corsaires mexicains ; j’ai l’honneur de vous prier de vouloir bien rendre publique par la voie de votre journal la déclaration que je fais qu’il n’en est venu aucun dans cet établissement, au moins à ma connaissance ; cependant comme il se pourrait qu’il en arrivât quelqu’uns messsieurs les habitants qui penseraient que nos corsaires ont emmené un ou plusieurs de leurs nègres peuvent envoyer ici leurs signalemens et prendre des mesures pour que le bâtiment qui les raménerrait à Louisiane ne soit pas compromis, ils seront renvoyés de suite.

j’ai l’honneur de vous saluer

Le gouverneur civil et militaire de Galveston,

Aury

Mr. Leclerc, Editeur}

de l’Ami des Lois}

Nouvelle-Orléans} "


Son journal permit aussi de diffuser des réflexions politiques novatrices pour l’époque. En effet, le 6 et 7 mars 1816, fut publié dans  l’Ami des Lois et Journal du soir une lettre intitulée considérations offertes aux américains des Etats-unis sur la Conspiration du gouvernement Britannique et des rois de l’Europe ses stipendiaires, contre la liberté et la paix du monde » expliquant :

“La cause du Mexique, celle du Venezuela, celle de toutes les républiques naissantes du nouveau monde est votre cause ! si vous les laissez détruire en détail, votre tour viendra et vous aurez mérité votre sort ! [50]”


Très au fait de toutes ces révolutions d'indépendance hispano-américaines et de la politique de Washington, et suite à un article du Orleans Gazette se faisant l’écho de la cession par l’Espagne de la Floride aux États-Unis, le 12 février 1817, Leclerc fit paraître dans L’ami des Lois et Journal du soir du 12 février 1817 son analyse fort pertinente sur la situation :

Nota — Une circonstance qui semblerait ajouter de la force publiée dans Orléans Gazette de ce matin c’est le message publié dans un de nos numéros antérieurs où le président recommande au congrès des mesures législatives pour mettre un frein aux armements qui se font dans les ports de l’union pour les colonies Espagnoles insurgées. Cette espèce de management politique pour une puissance qu’on est loin de craindre proclame solennellement à l’époque où on s’y attendit le moins se lie parfaitement à l’objet de la négociation dont nous venons de parler

Personne n’ignore l’état pitoyable des finances des Espagne ; la fameuse expédition de Cadix, annoncée avec tant d’emphase, et toutes les forces avaient été sans doute sur exagérées, est restée dans le port, parcequ’on ne fait pas partir des matelots et des soldats sans leur donner des avances. Il ne serait donc pas étonnant qu’un gouvernement affirmé eût cédé pour quelques millions un pays qui lui est au fond plus dispendieux qu’unie, et qui doit inévitablement lui échapper un jour.

Si nos conjonctures se vérifient nous féliciterons les États-Unis d’une acquisition avantageuse qui détruit la solution de… entre les autres états et celui-ci sans une invasion hostile quelque heureuse qu’elle eû pu être, n’en donne à l’ennemie qu’une possession précaire ; mais elle a été destructrice, tandis que la Louisiane devient pour ainsi dire inattaquable, quand il n’y aura pas dans le voisinage des points non protégés qui facilitent le débarquement d’un ennemi.

Que les amis de l’indépendance l’Amérique méridionale se tranquillisent quant aux ménagements politiques auxquels cette cession pourrait donner lieu. Le sort en est jetté, et, comme nous l’avons tant de fois prédit, les efforts de la tyrannie sont vains. Les idées libérales ont pénétré dans cette belle partie du nouveau Monde ; la population s’aguerrit tous les jours ; les cruautés de leurs oppresseurs ont exalté ces têtes Méridionales ; il y aura sans doute une alternative de succès et revers pendant quelques années, mais nous voyons Venezuela et la Nouvelle-Grenade renaît de leurs cendres ; Buenos Ayres conserve une attitude respectable ; chaque effort que fait l’Espagne est une convulsion fatale pour elle ; ses pertes sont irréparables ; tandis que les indépendants reprennent de nouvelles offres, l’Amérique peut garder la neutralité, mais jamais se joindre aux tyrans pour comprimer l’élan généreux de ses frères du Sud. Et n’a pas à craindre de rivalités de puissance ; elle est assez grande, assez peuplée, assez riche de son industrie et son sol pour soutenir une lutte qui ne se présente que dans une perspective d’une longue suite d’années ; elle est trop noble pour éprouver ces jalousies anticipées qui arment quelques fois les uns contre les autres des états voisins

[Note de l’Éditeur]”.


Les élections de 1812