Pauline Léon et sa famille à La Roche-sur-Yon.



par Christelle Augris


Je suis particulièrement intéressée par les survivants de la Révolution ; ceux qui à un moment ou un autre ont influencé cette période, et qui ensuite ont disparu du cours de l'histoire sans laisser de traces. Certaines destinées sont encore bien mystérieuses comme celle de Claire Lacombe, une des présidentes de Femmes citoyennes révolutionnaires. Concernant sa consœur, Anne Pauline Léon (un temps prénommée Apolline), nous savons depuis quelques années qu' elle est décédée le 5 octobre 1838 à l'âge 70 ans à La Roche-sur-Yon.[1] Veuve de l’ex enragé Leclerc[2] avec qui elle avait eu un enfant en 1795,[3] elle habitait au domicile de sa sœur cadette.

Pour mieux comprendre pourquoi la Parisienne est venue chez sa sœur à La Roche-sur-Yon (à l’époque Bourbon Vendée) en ce règne de Louis-Philippe, concentrons-nous sur le noyau familial de Marie Reine Antoinette Léon. Cette dernière était née le 17 janvier 1778 à Paris[4] et avait épousé en 1807 Pierre Antoine Louis Allut. Les idées républicaines étaient partagées au sein de la famille Léon, et l’époux de Marie Reine ne dérogeait pas à la norme.


Pierre Antoine Louis Allut l’imprimeur

Il était né le 20 août 1775 à Paris.[5] Sur son acte de décès, il était dit fils de Pierre conducteur de travaux et de Marie Cécile Lemaire. Toutefois, le 4 janvier 1770, cette Marie Cécile Lemaire demeurant à à Paris, âgée de 24 ans, fille mineure d’un défunt vigneron de Chartres demandait l’autorisation d’épouser un Jean Antoine Allut appareilleur dans le bâtiment[6] ; mariage qui eut lieu le 2 juillet 1770.[7] Elle décéda à Paris en février 1782[8], toujours notée épouse d’un Jean Antoine Allut.[9]

Journal de Paris [1782]


Lors de la succession de Marie Cécile Lemaire nous savons qu’elle eut de son époux quatre enfants : Joseph Antoine Isidore qui fut tailleur de pierre,[10] notre imprimeur Pierre Antoine Louis, Thomas aussi imprimeur[11] et Françoise Cécile Allut.[12]


Registre de clôtures d'inventaires après décès fait au châtelet de Paris [1782]


Leur père Jean Antoine, appareilleur donc, c’est-à-dire qu’il était chargé de sélectionner les pierres et d’en tracer les formes,[13] décéda en 1809. Les circonstances particulières de sa mort furent mentionnées dans plusieurs journaux.[14]

Journal de Paris du 7 mars 1809

Tombe de J. B Papin au Panthéon (appelé église Sainte Geneviève durant l'Empire)



Pierre Antoine Louis Allut avant de devenir imprimeur, métier qu’il exerça dès 1795 à Paris sous le nom de P. A Allut, aurait été tailleur de pierre. Ce qui peut s’expliquer du fait qu’un frère l’était et du métier de son père. Établi 555, rue Jacques face au Panthéon, à la fin des années 1790, il imprima plusieurs fascicules d’un Denis « Portrait des Jacobins », « Liste et noms des émigrés qui vont être déportés », « Les crimes des philantropes, dévoilés par les catholiques « Porte-feuille du concile catholique, trouvé par un théophilantrope » [15]et en l’an VI d’un dénommé Luques « Liste et noms des émigrés qui sont au Temple et qui ont dû être jugés à la commission militaire, séante à l’Hôtel de ville. »



Imprimerie de P.A Allut, rue Jacques, N°554, vis-à-vis le Panthéon



Selon la loi du 9 vendémiaire an VIl, il se vit poursuivre en février 1796 avec un certain Saint-Aubin pour « impression sur papier non timbré ».[16] Il fut poursuivi pour la même raison concernant l'impression de « la grande insurrection qui a éclaté à Londres. Nouvelle qui annonce que cette ville est à feu et à sang et qui porte que Pitt a été pendu » dont l’auteur est inconnu, mais qui peut être lui-même selon la BnF[17]car le fascicule fut signé «Pierre A » .


Imprimerie de P.A Allut, rue Jacques, N°554, vis-à-vis le Panthéon

Imprimerie de P.A Allut, , Rue Sévrin, N°120


Son imprimerie se situait toujours rue Jacques, au moins jusqu’en 1802,[18] puis provisoirement au 120 rue de Sévrin (sic).[19] Il s’associa temporairement avec un autre libraire Crochard et en 1805, ils co-imprimèrent « Nouvelle doctrine de Brown. Contenant ses Elemens ».[20]

Pierre Allut, rue de l'Ecole de Médecine, n°6

(journal de Paris [1806])

Temporairement en 1806, il installa une imprimerie librairie Allut, au 93 rue de la Harpe, Collège Bayeux. Mais il eut à cette période quelques démêlés avec un des ouvrages publiés, l'auteur le célèbre Jean Noël Hallé, médecin de l'Empereur et promoeur de la vaccination, fit part de son mécontentement.[21] mais cela n’empêchera pas une collaboration future.


Table générale Des Matières, Par Ordre Alphabétique du magasin encyclopédique

t 2 De J. B. Sajou

Almanach du commerce de Paris, des départements de l’empire français

et des principales villes de l’Europe. An XIII (1805).


Toutefois, on pourrait peut-être supposer qu'un autre imprimeur Allut exerçait à la même période, et cela même si ni la BnF et ni l’Idref ne le mentionnent. [22] Était-ce son frère cadet Thomas ? En effet, à 16 ans, en 1792 lors d’une demande de carte d’identité, il était noté imprimeur ; et un dénommé « Allut jeune » imprima une petite brochure : « TABLEAU portatif des nouveaux poids & mesure » ,précédé d’une arithmétique décimale ; par Blondeau maître d’écriture. Le journal « l’Ami des Lois » du 21 vendémiare an VIII (13 octobre 1799) indiqua : « Ce tableau, dont le prix est de 32 centimes, se trouve chez Allut jeune, rue Jacques, n°. 554. On peut l'afficher dans les bureaux, les magasins, etc. ».

Allut jeune, Imprimeur, rue Jacques n° 534, vis-à-vis le Panthéon

Notre imprimeur Pierre Antoine Louis Allut s’établit rapidement 6 rue de l’École de Médecine et, hormis quelques exceptions[23] se spécialisa dans les publications médicales, comme le « répertoire du pharmacien » d’Antoine Chéreau. Il fut aussi propriétaire du « journal de l’Encyclopédie de médecine et de chirurgie » dont les bureaux se tenaient dans son imprimerie. [24]

Le départ à Napoléon (La-Roche-sur-Yon)

En 1810, Napoléon créa la « Direction générale de l’Imprimerie et de la Librairie » dépendant du ministère de l’Intérieur qui devait, après enquêtes, délivrer des brevets d’imprimeurs et de libraires, afin que « rien ne fût imprimé qui puisse porter atteinte aux devoirs des sujets et à l’intérêt de l’État ». C’était une période angoissante pour tout imprimeur, comme peut le laisser sous-entendre l’annonce qu' Allut fit paraître en juillet 1810.

Journal de médecine, chirurgie, pharmacie, Volume 20 juillet 1810

A cette période Allut imprimait les œuvres complètes de Samuel Auguste Tissot suisse décédé en 1797, de son vivant « le médecin des princes et le prince des médecins », et surtout célèbre par ses écrits sur les soit-disant méfaits de l'onanisme.


En décembre 1810, suite à l’enquête de cette direction le concernant, il fut indiqué comme pauvre et ayant « établi chez lui un cabinet littéraire qui n’a pas pris », et figurait sur la liste des imprimeurs non maintenus. En 1812, il tint une imprimerie à Saint-Denis.[25] Et selon un décret du 11 mars 1811, concernant les militaires blessés, Allut en qualité de lieutenant honoraire (il sera indiqué sur son acte de décès sous-lieutenant de la garde nationale), et blessé de guerre, notons qu’il était borgne,[26] obtint le 26 décembre 1811 du ministre de l’Intérieur un brevet d’imprimeur pour Napoléon-Vendée.[27] Il est à préciser que des recherches concernant sa carrière militaire restent à faire,[28] en évitant la confusion avec le bibliophile Paul Allut.[29]


Voici comment la ville est décrite en 1812 :


Le nouveau chef-lieu, qui depuis a été honoré du nom de Napoléon, n’était alors qu’une misérable bourgade qui avait eu le tiers de ses maisons ruinées par la guerre civile. Nous ignorons qu’elle était alors sa population. Il est présumable qu’elle était de 300 habitants. M le Préfet a ordonné qu’il fût fait un recensement exact de celle existant au 1er Janvier 1812. Le recensement a été fait avec soin. Il contient le nom et l’ancien domicile de tous les habitants de Napoléon. Nous en avons fait le relevé suivant, que nous croyons utile de publier pour faire connaître le progrès de la nouvelle ville depuis moins de huit ans qu’elle est fondée. La somme totale de la population comprise dans l’enceinte de la ville est de 1902 individus. Dans ce nombre, 434 sont d’anciens domiciles de la Roche-sur-Yon ou des enfants nés depuis la fondation de la ville de Napoléon : par conséquent 1468 étrangers s’y sont établis depuis cette époque. L’on compte de ce nombre, 612 individus venus de diverses parties du département. L’on a dû croire qu’un grand nombre d’habitants de Fontenay avaient suivi la préfecture ? Ce nombre n’est pas aussi considérable qu’on le pense communément ; il n’est que de 114.

856 personnes sont donc venues des autres parties de la France habiter la ville de Napoléon. Ce nombre a été fourni par 46 départements. Celui de la La Loire-Inférieure en a envoyé seul 337 dont la plus grande partie est sortie de la ville de Nantes. Pour loger cette population, l’on a commencé par relever les ruines de la Roche-sur-Yon. Quinze maisons ont été réparées. Le gouvernement avait fait construire une caserne provisoire en torchis qu’il a depuis donné au bureau de bienfaisance de la ville ; une trentaine de pauvres familles y sont logées. Le gouvernement a fait construire depuis :

1e un hôtel de préfecture

2 une grande auberge contenant 36 lits de maitres

3e une caserne militaire pour 2 ou 3 000 hommes

4e une caserne de gendarmerie avec 3 maisons y joignants

5e un hôpital militaire pour 2 ou 300 malades

9e un hôtel de ville ;

10e un palais de justice avec les prisons ;

11e un lycée pour 200 élèves ;

12e une halle ayant trois vastes salles environnées d’une galerie couverte :

Les particuliers ont fait construire ou commencer 45 maisons à deux étages et 87 à un étage. L’on vient d’adjuger pour le compte du gouvernement :

1e une église

2e une maison pour l’état-major composée de trois logements ;

3e une maison distrivuée comme la précédente pour les fonctionnaires judiciaires ;

L’enceinte de la ville a été tracée pour une population de 15 ooo âmes. Elle a été entourée d’un large boulevard qui n’est encore ni planté ni aplani ; au centre est une vaste place carrée entourée de principaux édifices qu’on bâtit aux frais du gouvenerment et plantée en ormes à larges feuilles. Cette place est traversée par deux grandes routes qui se coupent à angle droit. L’une est la route des Sables à Saumur par la Mothe achard, Napoléon, Mortagne et Cholet, et l’autre est la route de Nantes à La Rochelle par Legé, Belleville, Napoléon, Luçon etc. Cette dernière aux deux embranchements, l’un qui conduit de Belleville à Nantes par Montaigu et l’autre a une petite distance de Napoléon, Mortagne et Cholet ; et l’autre est la route de Nantes à Luçon et cette dernière a deux embranchements l’un qui conduit de Bellevile à Nantes par Montaigu et l’autre à une petite distance de Napoléon à Fontenay par Sainte Hermine. Toutes ces routes, excepté la dernière seront terminées à la fin de la campagne.

Le passage des voitures publiques et la poste seront probablement établis au 1er avril prochain. Cette nouvelle circonstance contribuera à accroître la population et le mouvement de la nouvelle ville. Mais l’ouverture du Lycée qui aura lieu à la rentrée de classes de 1813, sera surtout la cause la plus efficace pour augmenter le nombre des habitants.

On y apprend donc qu’à l’arrivée d’Allut, il n’y avait que 1 902 habitants. Précisons que cette ville nouvelle, volonté de Napoléon, dans un but de pacification, fut construite à partir de 1804[30] à l’emplacement d’un gros bourg de 650 habitants et remplaçait Fontenay-le-Comte comme préfecture. Située sur un carrefour de six routes facilitant, si nécessaire, l’envoi de troupes, la ville a la forme d’un pentagone quadrillé par quatre quartiers desservis par des boulevards organisés autour de la grande place d’armes pouvant rassembler jusqu’à 20 000 soldats. Destinée à être une ville administrative, ce fut les édifices publics qui furent donc construits en premier, créant de vrais problèmes de logement pour les fonctionnaires fraîchement arrivés.[31] :


« (…)je dirai néanmoins que l’auberge a toujours dû être achevée sur les plans présentés à M Le directeur général : que cet achèvement a été ajourné à l’époque d’une plus grande population : que ce moment est arrivé jusqu’à la dernière réunion des électeurs, beaucoup d’entre eux ont manqué de logement : que les tribunaux qu’on attend, sous quinzaine, attireront beaucoup d’étrangers qui ne sauront où se placer ; que les juges avoués, éprouveront le même embarras pour se loger : que l’achèvement de l’auberge qui pourra voir lieu dans trois mois portera le nombre des lits de 24 à 36 ; que le projet a été réduit autant qu’il est possible et qu’il n’excède pas la forme allouée par le budget (…) »


La ville mettra plus de cent ans pour atteindre les 15 000 habitants espérés. Elle prit le nom de Napoléon, puis à sa chute fut nommée Bourbon Vendée.[32] N’ayant pas au départ réussi à attirer une bourgeoisie marchande, elle ne fut pendant longtemps qu’une ville administrative. Les fonctionnaires venus de Paris ou même de Nantes avaient de ce fait des idées plus républicaines et laïques que le reste du département.



(A Napoléon, chez Allut, Imprimeur de la Préfecture, et des Journaux du Département)

Fond Archives administratives AM LA Roche-sur-Yon


Donc Allut reçut le 1er janvier 1812[33] l’offre du baron de Pommereuil de s’installer à Napoléon-Vendée et d’y imprimer « le journal de la Vendée ». Ce qu’il fit en juillet 1812 par nomination du baron de Barante, alors préfet de Vendée, en tant qu’imprimeur de la Préfecture.[34] Un local lui fut fourni dans l’hôtel de la préfecture où il remplaça le 10 août 1812[35] Ferré à l’impression du « journal de la Vendée ».

Journal du département de la Vendée (Ad 85 4 Num 285/2)


Ce sera le seul journal autorisé dans le département ; le rédacteur en chef en fut Jean-Alexandre Cavoleau[36] secrétaire général de la préfecture[37]. Allut publia aussi à partir de cette année le « Journal politique » et la « Feuille d’annonces du département de la Vendée ». Il avait créé rue Haxo l’imprimerie Yonnaise et fut même libraire dès le 1er janvier 1813.[38] Durant la période troublée de 1814, en tant qu’imprimeur de la Préfecture, il imprima aussi bien la « proclamation de l’impératrice Marie Louise aux Français » du 3 avril 1814 que celle du « préfet aux habitants du département à l’avènement de Louis XVIII » en date du 13 avril du même mois.

Prospectus du 1er avril 1812 joint au Journal du département de la Vendée

(Ad 85 4 Num 285/1 - 1er mai-juin 1812)


À la Première Restauration, il fut maintenu comme imprimeur[39].



Journal du département de la Vendée du 10 juillet 1814

(Ad 85 4 Num 285/8 )

(A Bourbon-Vendée, chez Allut, Imprimeur du ROI et de la Préfecture)

Fond Archives administratives AM LA Roche-sur-Yon


Durant les Cent-Jours, Allut afficha ses opinions républicaines et bonapartistes. Il faut savoir qu’à l’annonce du retour de l’Empereur, la Vendée s’était soulevée avec à leurs têtes d’Autichamp, Sapinaud, Suzannet, Louis et Auguste de La Rochejacquelein. Nombre de républicains, d’acquéreurs de biens nationaux allèrent se réfugier dans la préfecture vendéenne. Les troupes du Travot sauvèrent la ville lors de la bataille d’Aizenay du 20 mai. Les Vendéens ayant des dissensions, et après la mort de leur chef Auguste de La Rochejacquelein et plusieurs défaites dont celle de La Rocheservière[40] répondirent favorablement aux propositions de paix du général Lamarque, remarquable négociateur. Entre temps, Napoléon fut défait à Waterloo et abdiqua le 22 juin. Il fut dit que les troupes républicaines présentes en Vendée manquèrent cruellement à l’Empereur. Notons, qu’au retour de Louis XVIII, la Vendée défaite militairement fut une région où il n’y eut pas de « Terreur blanche »[41]. Naturellement, peut-on dire, le « journal de la Vendée » disparut, ce fut à la date du 1er août 1815.


Une note du 14 mai 1817 adressée au ministre de la Police générale suggéra la surveillance des imprimeurs Allut et Ferré, « à raison des opinions qu’ils avaient manifestées […], surtout pendant les trois mois de l’usurpateur et des liaisons qu’ils ont entretenues et entretiennent journellement avec des personnes ennemies du gouvernement. »[42] Pour mieux comprendre comment La Roche-sur-Yon vécut cette période, la lettre « récits des évenements accomplis à Napoléon Vendée et aux environs, du 1er mars au 18 aout 1815 »[43] est intéressante. Toutefois malgré ses opinions politiques, le brevet d’Allut fut renouvelé le 8 août 1816.[44]

journal politique et littéraire du département de la Vendée

Prospectus du 16 août 1817 (Ad 85 4 Num 285/1)

Il fut néanmoins condamné d’une peine d’un mois d’emprisonnement et de 200 francs d’amende, en mars 1823 pour avoir édité sans autorisation la « Feuille judiciaire, commerciale et littéraire du département de la Vendée ».[45]


Feuille judiciaire, commerciale et littéraire du département de la Vendée

(Ad 85 4 Num 422/3)


Pourtant, le 17 mars 1829, dans l’envoi du préfet au ministère de l’Intérieur d’un « État des feuilles publiques qui sont publiées en Vendée », deux titres y figurèrent dont la « Feuille judiciaire, commerciale et littéraire du département de la Vendée ». Allut y était noté propriétaire.[46] C’était un hebdomadaire de quatre à huit pages, paraissant tous les dimanches de 1816 à 1841. Selon un prospectus, Allut annonça que le périodique mentionnait les textes officiels, des informations d’intérêt général extraites du « Moniteur » ou d’autres journaux, les séances parlementaires, annonces judiciaires et des avis divers.[47] Il continua aussi à imprimer les documents officiels. En 1827, il fut remboursé par le ministre de la Guerre de frais d’impression d’affiche.[48] Il imprima notamment les proclamations dont celle de Charles X du 13 juin 1830, dont le règne en pleine tourmente s’acheva début août.

(Chez Allut, Imprimeur de la Préfecture)

La vie familiale des Allut à La Roche-sur-Yon

Paul Antoine Louis Allut avec son épouse Marie Reine Antoinette Léon, sœur donc de Pauline Léon, eut deux filles nées dans la capitale : Joséphine Reine Pauline le 13 octobre 1809 et Rosalie Pierrette Marie le 9 octobre 1813.[49] Même si depuis 1812, le père était imprimeur à La Roche-sur-Yon, on peut imaginer que cette « ville de boue » comme l’avait décrite Napoléon lors de son passage en 1808[50], n’incitait pas encore Marie Reine Antoinette à y résider définitivement et à y donner naissance à leur fille cadette. Les logements corrects pour une famille étaient encore difficiles à trouver. De plus, l’épouse Allut avait continué son activité de ibraire, au moins jusqu’en 1815[51], voir 1818. [52] Dans un supplément des annonces légales et classées de mars 1813 Allut avait indiqué qu'il avait conservé une librairie à Paris.


Supplément annonces légales et classées n°25

(AD 85 4 Num 285/6 )


Ainsi dans la liste nominative de 1816, Allut résidait seul à La Roche-sur-Yon.[53]




liste nominative [1816]


En 1820, nous savons que la famille fut enfin réunie à Bourbon Vendée, sans connaître l’adresse exacte.[54]

Liste Nominative [1820]


Et un début de lignée d’imprimeurs se fit par le mariage de leur fille aînée Joséphine Reine Pauline Allut le 6 mai 1830[55] avec Camille Leconte[56] lui aussi imprimeur et associé d’Allut. Ils eurent deux enfants Aline Joséphine Leconte née le 18 février 1831[57] et Camille Jules Leconte né le 22 avril 1832 et décédé quelques mois après.[58]

Il semble que même si notre imprimeur fut d’un niveau social ne lui permettant pas de fréquenter l’élite administrative de la ville, comme peut l’ indiquer son absence dans les listes d’une chambre de lecture,[59] ou de la loge maçonnique de ville,[60] ; de par ses fonctions d’imprimeur officiel, il côtoyait la classe moyenne intermédiaire de la préfecture. Ainsi les témoins lors du mariage de sa fille aînée furent Léopold Moreau et Jean Marie Legué chefs de division à la préfecture (le second fut aussi témoin pour le mariage de la fille cadette).

En 1831, pour un loyer de 450 francs, le couple Allut et leur fille cadette furent locataires de 4 pièces au rez-de-chaussée d’une maison dite jaune appartenant à Tardy. [61]

Liste Nominative [1831]


Pierre Antoine Louis Allut quant à lui, il décéda le 20 janvier 1832, rue des Halles.[62] Sa succession fut passée devant maître Guitton, et selon les registres de mutations par décès,[63] où il fut indiqué comme marchand, nous savons que les biens du couple furent estimés à 1 1791 francs 95 centimes précisément et que la moitié appartenait à sa veuve, et l’autre était à partager entre elle et ses filles.

Le 19 avril 1837, [64] leur fille Rosalie Pierrette Marie Allut épousa, toujours à La Roche-sur-Yon, un lieutenant au premier d’artillerie de l’armée polonaise réfugié en France suite à la grande émigration polonaise de 1830,[65] Louis Wojciechowski.[66] Mais l’année 1838 fut terrible pour la famille, Rosalie Pierrette Marie, enceinte, dont l’époux était devenu conducteur des Ponts et Chaussées à Challans, résidait temporairement chez sa mère rue de Bordeaux. Elle y décéda le 18 janvier suite de couches en ayant donné naissance à des jumeaux mort-nés quelques jours plus tôt le 12 janvier 1838.[67]



Lors de sa succession, 392 francs 75 centimes furent déclarés en communauté entre les époux. 49 francs et 10 centime sont revenus à sa mère.

Pauline Léon à Bourbon Vendée

Nous savons que Pauline Léon est arrivée dans cette ville à une date comprise entre 1831 et 1835.[68] Cela nous laisserait penser qu’elle rejoignit sa sœur cadette au décès de l’époux de cette dernière. Comme nous le verrons juste après, Marie Reine Antoinette Léon avait repris l’entreprise de son mari, et Pauline était peut-être venue pour aider sa sœur dans son activité, ce que fera aussi leur frère quelques années après. Ou simplement, ayant dépassé soixante ans,

un rapprochement familial s'imposait. Rappelons aussi que 1832 fut l'année où l'épidémie de choléra frappa durement Paris, mais il n'y a peut-être aucune corrélation.

Recensement assez sibyllin [1836]


Anne Pauline décéda aussi rue de Bordeaux, [69] le 5 octobre 1838, quelques mois après sa nièce et les enfants mort-nés de cette dernière. Les témoins sont son neveu par alliance L’imprimeur Camille Leconte, et Pierre Auguste Richard, aussi imprimeur.



Précisons que la rue de Bordeaux donne sur la place Napoléon (qui fut un temps place d’Armes puis place Royale). À la place de la statue équestre actuelle de l’Empereur, un obélisque de bois rouge fut érigé lors de sa visite en 1808 et y resta quelques années, et ce n’est que quelques semaines avant la mort de Pauline qu’y fut inaugurée le 26 août 1838 une statue du général Travot.[70]

(A Bourbon Vendée, chez veuve Allut, Imprimeur de la Préfecture)

Fond Archives administratives AM LA Roche-sur-Yon


Voilà comment est décrite la préfecture dix ans après la mort de Pauline, mais cela correspondait à peu de choses près à la ville à l’époque où elle y résidait, excepté le nom de la ville qui était Bourbon Vendée en 1838 :



« Napoléon-Vendée portait autrefois le nom de La Roche-sur-Yon, à cause de la rivière qui la baigne(…). L’enceinte tracée par un décret impérial de 1810 supposait une population de quinze mille âmes ; elle s’élève à peine à sept mille. Le canal de la Bret, qui devait la rendre commerçante n’a pas été exécuté, elle n’a pu prendre le développement sur lequel on avait compté. Ses rues sont régulières et spacieuses, mais peu animées, si l’on excepte l’époque de la fameuse foire aux chiens (les deuxièmes lundi de mai et de juillet). (…) Napoléon-Vendée n’a d’autres monuments que sa caserne, sa belle place d’arbres entourée d’arbres, et au centre de laquelle on voit la statue en bronze du pacificateur de la Vendée, le général Travot, exécutée par Maindron. »[71]

Même si sur son acte de décès, Pauline Léon était notée rentière,[72] on peut voir sur la table des déclarations de successions ou absences de 1838 [73] qu’elle ne possède rien ; au point que cela ne nécessitât pas de déclaration dans le registre des “Déclarations de mutations par décès ou absences”. Nulle mention de son enfant n’est indiquée laissant soupçonner qu’il est décédé.

Veuve Allut Imprimeur[74]

Pauline avait donc rejoint sa sœur Marie Reine Antoinette qui aussitôt après le décès de son époux avait repris sa succession. À l’âge de 54 ans, le 28 février 1832, Reine obtint son brevet d’imprimeur.[75] Elle publia les affiches officielles et imprima la “Revue de l’Ouest” d’avril 1832 à 1835.[76] [77]


(A Bourbon Vendée, chez Madame veuve Allut, Imprimeur de la Préfecture)

Fond Archives administratives AM LA Roche-sur-Yon


(Bourbon-Vendée, Typographie de veuve Allut)

Fond Archives administratives AM LA Roche-sur-Yon

Signature de Marie Reine Antoinette Léon veuve Allut


Le 9 décembre 1833, elle acheta une “petite maison” à un dénommé Mercier Jean Baptise Léandre marchand de fer et son épouse Marie Rose Mallard. Le montant de la vente fut de 19940 frs.[78]


Tables des acquéreurs (1833)

Au cadastre, elle est référencée dans la section dite de « la Préfecture » parcelles 599, 600 et 601[79].




Vues du cadastre Section D de la Préfecture (1843)

C’est dans cette maison précisément donc qu’y est décédée l’ex-révolutionnaire Pauline Léon. Et en 1841, sa sœur veuve Allut y habitait toujours avec sa fille, son gendre Leconte et leur fille.[80] Si on se reporte avec un plan de la ville actuelle, il se pourrait que ce soit soit la maison du 66 ou celle du 64 du Maréchal Joffre, mais des recherches cadastrales supplémentaires seraient nécessaires pour confirmer cela.

Marie Reine Antoinette disposa d’un domestique, ainsi que le foyer de sa fille et de son gendre. En 1846, il y avait toujours deux domestiques à leur service.

Le 15 novembre 1841, “le Journal de la Vendée” renaissait en hebdomadaire, elle en était l’imprimeur et la gérante jusqu’au premier juillet 1843, son gendre Camille Leconte, longtemps indiqué comme tenant un cabinet de lecture,[81] lui succéda. Il prit la suite de l’imprimerie yonnaise en 1846 et jusqu’en 1856.

Recensement [1841] rue de Bordeaux

Recensement [1846] rue de Bordeaux

François Paul Mathurin Léon le plus jeune frère rejoint sa sœur

Pour rappel ce frère de Pauline est connu[82], car en 1804, le jeune républicain François Paul Mathurin Léon, alors garçon tailleur de 24 ans né le 23 octobre 1779,[83] souvent au chômage, pensant que cela était dû à la politique de l’empereur qui ruinait le commerce, affichait sa radicalité par des libelles qu’il distribuait et collait près des Tuileries. Suite à une nouvelle loi obligeant les ouvriers à posséder un livret pour travailler, il se présenta à la Préfecture de police le 2 mai. En son for intérieur, il pensait que c’était une entrave à la liberté de travailler, est-ce à cause de cela ? en tout cas une altercation eu lieu entre Léon et un employé de la préfecture. Ce dernier le fit arrêter. Malheureusement, Léon portait sur lui quelques-uns de ces libelles dont était écrit entre autres : “Dedier a sa majesté monsieur le peti caporal par la grace des imbeciles empereur des français” ou “dedier au tiran usurpateur bonaparte a pour etre empereur le crime assez cangrainé [gangrené] dans le cœur. [84]»

Lors de son interrogatoire, il fut prolixe. Suite à cela, son ami et complice Jean Sornet fut arrêté et interrogé. Il déclara que Léon était un jacobin prononcé ainsi que toute sa famille.[85] Le 9 mai, ils furent tous les deux écroués à Bicêtre. Sornet qui avait toujours protesté de son innocence fut libéré le 5 juillet. Mais Léon resta en prison, car le préfet de police Dubois le considéra comme “extrêmement dangereux en raison de son opinion”. Dans une lettre du 23 juillet 1804, sa sœur Pauline Léon réclama sa libération auprès de Réal. Quelques semaines plus tard, le préfet de police pensant toutefois que même si “les 3 mois et demi qu’il a passés à Bicêtre ne paraissent point l’avoir corrigé” décida de le libérer et de le renvoyer “à quarante lieues de Paris et des côtes”. Le 21 août Léon reçut un passeport pour Dijon, et le 10 septembre l’ordre formel de quitter la capitale. En janvier, toujours au chômage, Léon sollicita l’autorisation de rentrer à Paris, qui lui fut de nouveau refusée. Mais on lui permit de se rendre dans n’importe quelle autre ville, “pourvu que ce ne [fût] pas à une moindre distance de Paris et des côtes que celle prescrite”. Le 25 janvier 1805, Léon prit un passeport pour Lyon[86]. Sa trace se perd pour l’instant pendant l’Empire.

On sait qu’il épousa Marie Sophie Bayard avec qui il aura au moins une fille Julie Charlotte Léon née le 29 mars 1819, à Paris dans le 10e arrondissement. Marie Sophie Bayard décéda le 8 avril 1832 à Paris.[87]

Durant l’hiver 1839-1840, Joséphine Reine Pauline Allut fait venir son seul frère survivant et le 7 janvier 1840 se désista en sa faveur.[88] À noter que les annonces parues ont malencontreusement indiqué Albert au lieu de Allut. Il prit donc pour un temps la succession de sa sœur comme imprimeur-­libraire et habita alors place royale avec sa fille.


Journal général de l'imprimerie et de la librairie (1840)

Annuaire des imprimeurs et des libraires de France Bancelin Dutertre pour l’année 1845[89]



Recensement [1841] place Royale


Recensement [1846]


Il exerça comme libraire jusqu’en 1845, et l’année suivante devient épicier.[90] Le 26 juillet 1849, sa fille épousa Jean Louis Édouard Laffeuillade[91] natif de Surgères, fils d’un bourrelier sellier.[92] Elle et son père étaient toujours épiciers à La Roche-sur-Yon.

François Paul Mathurin Léon et son neveu par alliance Camille Leconte apparaissent sur la liste des électeurs inscrits en 1849, François Paul Mathurin est alors noté épicier.

liste électorale [1849]

Léon alla vivre avec sa fille et son gendre dans la même maison que sa sœur rue de Bordeaux, comme le montre le recensement de 1851.[93]

recensement [1851]

Dernières traces du noyau familial à La Roche-sur-Yon

Assez aisée financièrement, propriétaire pouvant se permettre de rémunérer une domestique, Marie Reine Antoinette Léon veuve Allud à l’âge de 74 ans,décéda le 23 juillet 1851 à La Roche-sur-Yon, dans sa maison rue de Bordeaux. La valeur de ses biens fut estimée à 587 francs dont sa maison et un jardin pour 196 francs, l’unique héritière en fut sa fille.[94]





Suite à son décès, son frère cessa rapidement son activité ; et en 1853 il fut noté rentier sur les listes électorales de la ville. Il quitta cette ville peu de temps après[95] pour certainement repartir sur Paris. En effet, selon les fiches de l’état civil reconstituées de la capitale on peut voir l’indication du décès d’un Paul Mathurin Léon le 26 janvier 1856.[96] Nous savons que près de dix ans plus tard son gendre Laffeuillade sergent de ville était propriétaire et habitait rue St Opportune à Paris[97], puis rue des Lavandières[98]. Il est à noter qu’un Lafeuillade gardien de la paix pendant la Commune fit partie de ceux qui furent emprisonnés à la prison de la Roquette,[99] un lien ?

(A Napoléon, Imprimerie de Camille Leconte)

Fond Archives administratives AM LA Roche-sur-Yon


Le 6 juillet 1853[100], l’unique fille du couple Leconte-Allut épousa Jacques Sory lui aussi imprimeur et fils d’un des cofondateurs de l’imprimerie Yonnaise. Le jeune couple résida avec Camille Leconte et Joséphine Allut dans la maison rue de Bordeaux.

Recensement [1856]

Le beau-père et le gendre travaillèrent ensemble. ; Et cela jusqu’au décès d’Aline Joséphine Leconte le 24 mai 1856[101], morte sans descendance en la dite maison rue de Bordeaux.

Jacques Sory, de par les conditions du contrat de mariage passé lors de son union avec Aline Joséphine Leconte,[102] hérita de la moitié de l’imprimerie de son beau-père :7

“(…)les parents Leconte avaient fait donation de la moitié du matériel de l’imprimerie qu’ils exploitaient à Napoléon et de la clientèle s’y rattachant et ce en avancement d’hoirie et a imputer d’abord sur la succession du pré-mourant d’eux. La moitié du matériel et de la clientèle fut estimée quinze mille francs, et cette imprimerie était exploitée au décès par Leconte père et son gendre chacun par moitié (15 000)

Il dépend en outre de la dite communauté des meubles et effets mobiliers designés et estimés article par article dans un état déposé au bureau s’élevant à seize cent vingt trois francs (1623) »[103]


(A Napoléon-Vendée, chez J. Sory, Imprimeur de la Préfecture et de la Mairie)Fond Archives administratives AM LA Roche-sur-Yon


Le couple Leconte afferma aussi verbalement à leur ex gendre pour un loyer de 550 francs une maison située rue Haxo et rue de la mairie.

Jacques Sory, géra ensuite le “Courrier de la Vendée” selon un arrêté 21 décembre 1868 ou les annonces judiciaires et légales y étaient insérées et cela jusqu’au 4 septembre 1870,[104] année où il vendit son imprimerie. Le 15 février 1882, il épousa une veuve de 55 ans Marie Mathilde Philippine Vion.[105]


Joséphine Reine Pauline Allut décéda à Napoléon le 11 février 1865, propriétaire, âgée de 55 ans.[106] De par sa succession,[107] par testament olographe nous savons que n’ayant pas d’héritier à réserve, et n’ayant pas fait de contrat de mariage et de ce fait, vivant sous la communauté des biens, elle légua à son époux tous ses biens et l’usufruit à vie de la maison rue de Bordeaux qu’elle avait hérité de sa mère. Au décès de son époux, sa cousine Julie Charlotte Léon épouse Lafeuillade serait bénéficiaire de l’usufruit de la dite maison rue de Bordeaux. La nue-propriété de cette maison devant revenir ensuite aux héritiers présomptifs de son époux c’est-à-dire ses sœur et frère Léontine Victoire Leconte épouse Bastien Bertrand, et Jules Victor Leconte. Le total de la succession fut de 12 500 francs par divers loyers, rentes, rentes sur l’état, mobiliers, une maison rue Haxo…


Le 30 juillet 1868[108], son époux demeurant en sa propriété rue de Bordeaux la rejoignit dans la tombe. Les héritiers, suite à un testament olographe écrit quelques mois après le décès de sa femme étaient son frère Julien et sa sœur Léontine veuve Bertrand pour un héritage d’un total de 9 142 francs.

Quant à Julie Charlotte Léon, fille de François Paul Mathurin, elle décéda sans descendance le 22 février 1893, 5 rue du Change.[109]

Le Messager de la Vendée du 26 février 1893


Lors de sa succession, ce fut une non-parente qui hérita donc de la maison rue de Bordeaux en tant que nue propriétaire, Pauline Vincent épouse d'un dénommé Dubeau bijoutier. Julie était notée propriétaire et veuve de Lafeuillade. La succession comprenait un mobilier d’une valeur de 50 francs, une garde-robe de 9 francs 15 et le prorata du loyer (loué verbalement à divers locataires du 1er au 23 février 1893) de la maison rue de Bordeaux, dont la veuve Lafeuillade était l’usufruitière de 40 francs 85. La valeur locative annuelle était de 700 francs. Le total de la succession fut de 100 francs.[110] [111].

Hormis une rue Pierre Allut située dans une nouvelle zone d’activité, ce fut la dernière trace d’un membre de la famille de la révolutionnaire Pauline Léon à La Roche-sur-Yon ; et par conséquent peut-être la dernière descendante de cette famille de républicains convaincus ayant toujours su s’entraider.


Fin

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[1] Claude Guillon, « Pauline Léon, une républicaine révolutionnaire », Annales historiques de la Révolution française avril-juin 2006 : https://doi.org/10.4000/ahrf.6213

[2] Éditeur et imprimeur de 1808 à 1819 du journal louisianais « l’Ami des Lois » et décédé entre mai 1819 et juin 1820 cf « Jean Théophile Victoire Leclerc : La vie d’un révolutionnaire enragé » de l’auteur sur Amazon et « Quel révolutionnaire français était Jean Leclerc éditeur du journal louisianais "L’Ami des Lois" ? » https://www.desecritsetdelhistoire.fr/post/quel-révolutionnaire-français-était-jean-leclerc-éditeur-du-journal-louisianais-l-ami-des-lois

[3] Encore vivant en 1804, mais dont on a perdu la trace. Nulle mention de lui au décès de sa mère.

[4] État civil reconstitué de Paris paroisse St Séverin V3N/1416

[5] État civil reconstitué de Paris quartier Gros Caillou V3N/20

[6] Registres de tutelles 01/01/1770 - 01/15/1770 | AN Y4935A1770-01-04 LE MAIRE, Marie Cécile Âgée de 24 ans et demi passés x ALLUT, Jean Antoine Appareilleur de bâtiments, la, baptistaire du 31 août 1745, paroisse de Poissy de Chartres. Fille mineure de défunts Nicolas Thomas Le Maire, vigneron, et de Marie Madeleine Delaise, sa femme.

[7] État civil reconstitué de Paris Quartier Gros Caillou- V3E/M8

[8] « Journal de Paris » du 19 février 1782 Gallica

[9] Mais dans les actes des notaires parisiens, nous trouvons bien mention de Pierre Allut commis de bâtiments, pour un contrat de mariage entre lui et une Françoise Gerin veuve d’un tisserand (Contrat de mariage entre le sieur Pierre Allut, commis de bâtiments et la demoiselle Françoise Gerin, veuve du sieur Jacques Bougue, tisserand - Minutes et répertoires du notaire Vivant Jean-Baptiste CHAUDOT, 8 mai 1781 - 12 janvier 1794 [étude LXI] Mention dans le répertoire du notaire coté : MC/RE/LXI/11

[10] Joseph Isidore Allut- tailleur de pierre-né à Paris-22 ans- il habite au 9, rue Vieille Estrapade le 8 mai 1793- a justifié de son civisme » Cartes de sûreté á Paris de 1792 à 1795. » F7/4802 5 FamilySearch d’après Bibliothèque Généalogique et d'Histoire Sociale de France, Créteil. F7/4802. /peut-être le même qui Joseph Isidore épouse Jeanne Remy le 19 octobre 190- état civil reconstitué de Paris V3/M8 et qui décède le 8 septembre 1846 à Paris état civil reconstitué V3/D12

[11] Thomas Allut - imprimeur - né à Paris - 16 ans - il habite rue Vielle Estrapade en août 1792 - A justifié de son civisme - « Cartes de sûreté á Paris de 1792 à 1795 » FamilySearch d’après Bibliothèque Généalogique et d'Histoire Sociale de France, Créteil. F7/4802 Peut-être décédé dans le 11e de Paris le 24 février 1854 état civil reconstitué V3/D12 [12] Inventaires après décès - Registre de clôtures d'inventaires après décès fait au châtelet de Paris de 1774 à 1791. Document conservé au Centre historique des Archives nationales à Paris 04/23/1783 « ALLAT Jean Antoine, appareilleur de batiments & LEMAIRE Marie Cécile » Paris https://www.geneanet.org/archives/registres/view/102/298 [13]Joseph-Madeleine-Rose Morisot « Tableaux détaillés des prix de tous les ouvrages de bâtiment » Paris 1814 [14] Nous pouvons préciser qu’il s’était très certainement remarié avec une Marguerite Louise Pradier. Inventaire après décès ; Saint-Etienne-des-Grès (rue) ; Allut, Jean-Antoine. Saint-Etienne des-Grès (rue), n° 11. A la requête de Marguerite Louise Pradier, sa veuve, veuve en 1ères noces de Albert Deroy. MC/RE/XLIX/24/ Selon le « Registre des payemens faits pour les travaux du Panthéon français, à commencer du premier messidor l'an 2 e de l'Ère républicaine jusqu'en 1806» 1-2258 : Catalogue des Manuscrits de la Bibliothèque de l'Hôtel de Ville cote Ms 828, il est noté appareilleur. [15] http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k41423s ce Denis imprima aussi La conduite politique des électeurs du Département de la Seine, dévoilés aux yeux du peuple et des assemblées primaires ; leurs noms et qualités, ce qu’ils ont été, ce qu’ils sont, et ce qu’ils deviendront (chez Gele) [16] Les tribunaux civils de Paris pendant la Révolution [1791-1800] : documents inédits recueillis avant l’incendie du Palais de justice de 1871. Tome 2, Partie 2 / par Casenave A, M ; publiés et annotés par A. Douarche,.Paris 190-1909 [17] Ibid [18] « Le newtonisme de l’amitié ou lettre philosophiques sur les lumières ou les couleurs » A O Justin Duburgua, 1802, rue St Jacques [19] « Tableau historique de l’expédition secrète du général Buonaparte en Syrie ». Imprimerie P.A Allut Rue Sevrin n°120 [20]Brown, John «Nouvelle doctrine de Brown. Contenant ses Elemens ;…Réfutation du système du spasme, par Brown, médecin, ouvrage traduit de l'italien par J.-J. Lafont-Gouzi, médecin. Membre de plusieurs sociétés savantes et auteur de plusieurs ouvrages sur le système de Brown. » Paris, chez Crochard et Allut, libraires 1805 [21] « Télégraphe littéraire ou le correspondant de la libraire », Volume 5 Anonyme 5 avril 1806 [22] https://www.idref.fr/156498812 / https://www.idref.fr/078684935 [23] J L Lesueur « Madame Revèche » Paris Allut Imprimeur rue de l’École de Médecine, n°36 1802 [24]« Magasin encyclopédique, ou journal des sciences » année 1810 t IV [25]Claude Guillon, « Pauline Léon, une républicaine révolutionnaire », Annales historiques de la Révolution française avril-juin 2006 : http://journals.openedition.org/ahrf/6213// rapports de police AN : F18 2371, dossier Une expertise évalue ses quatre presses à 897 francs ; son loyer annuel est de 330 francs et son imposition en 1810 de 124,95 francs. [26] Ibid. [27] Date du brevet : 26 déc. 1811, n° 1058 -->1678. AN F/18(I)/22, n° 1058 « Liste générale des brevetés de l’Imprimerie et de la Librairie. 1 er Empire et Restauration ». (1 er volume : A-C) http://www.archivesnationales.culture.gouv.fr/chan/chan/pdf/sm/F18 (I) 14-16,18, 22,25 % 20A-C.pdf [28] Peut-être une piste : Archives du Directoire exécutif. Guerre. Volume 1 (an IV - an VIII). Pièce 28. Dossier 681 Objets divers (230 pièces). « Billet d'Allut concernant sa pétition. Sans date. » les pièces précédant et suivant celles-ci sont de l’an iV- Cotes : AF/III/143 à AF/III/149 [29] Paul-Auguste Allut (né le 10 brumaire An III) connu comme P. Allut ou Paul Allut, bibliographe « entra, en 1814, aux Gardes du corps, compagnie de Luxembourg. Il fut licencié en 1815 comme sous-lieutenant. En 1822, il fut lieutenant au 4e régiment de la Garde royale, avec lequel il fit la campagne d’Espagne en 1823. » http://histoire-bibliophilie.blogspot.com/2020/01/paul-allut-1794-1880-biographe-du-pere.html [30] Par décret impérial du 25 mai 1804, [31] AM La Roche-sur-Yon fond Bitton « Lettre de Duvivier, Ingénieur en chef des Ponts et Chaussées au préfet, sur la nécessité de hâter l’achèvement de travaux de construction de la grande auberge » 7 juin 1811http://archives.ville-larochesuryon.fr/appli/archives_municipales/bitton/documents/document_187.pdf [32] Napoléon (sous le Premier Empire, les Cent-Jours et la Deuxième République), Bourbon-Vendée (sous la Restauration), Napoléon-Vendée (sous le Second Empire). Elle reprend son nom d’origine en 1870. https://www.larochesuryon.fr/fileadmin/user_upload/2-Services-infos_pratiques/PLU/Avap/AVAP-document-de-synthese.pdf [33]Claude Guillon, « Pauline Léon, une républicaine révolutionnaire », Annales historiques de la Révolution française avril-juin 2006 http://journals.openedition.org/ahrf/6213/ " rapport de police décrit « un pauvre être [sic] », borgne, et qui « ne fait pas grand-chose » (AN : F18 2371, dossier Allut. Une expertise évalue ses quatre presses à 897 francs ; son loyer annuel est de 330 francs et son imposition en 1810 de 124,95 francs" [34] Claude Guillon, « Pauline Léon, une républicaine révolutionnaire », Annales historiques de la Révolution française avril-juin 2006 : http://journals.openedition.org/ahrf/6213/AN : F18 509, certificat de résidence du maire de Napoléon-Vendée. Il remplace Ferré qui conserve l'impression des actes de la Ville et du Tribunal. [35] « Journal du département de la Vendée », on lit au dernier paragraphe, page 66, in Notes de B. Fillon pour servir à l’histoire de l’imprimerie, publiées par Henri Clouzot, Niort, 1893 "Allut obtint le privilège pour l’impression du 'Journal politique' et de la 'Feuille d’annonces du département de la Vendée'... Avant l’installation d’Allut, jusqu’au mercredi 5 août 1812, l’impression en fut confiée à Ferré. Le journal ne s’imprima chez Allut qu’à partir du 10 août 1812." [36] https://cths.fr/an/savant.php?id=108711 [37] Les origines de la presse en Vendée, 1790-1851 http://www.archives.vendee.fr/Clefs-pour-la-recherche/Guides-de-recherche/Presse-vendeenne/Origines-de-la-presse-en-Vendee [38] Son brevet sera renouvelé le 1er août 1818 [39] Journal du département de la Vendée du 10 juillet 1814 http://recherche-archives.vendee.fr/data/files//ad85.diffusion/images/FRAD085_4num285/FR/Ad85/4Num285/lot08/4Num285_lot08.pdf [40] Suzannet y décédera [41] Aurélien Lignereux, « La Terreur blanche n’aura pas lieu : les départements de l’Ouest en 1814-1815 », Revue d'histoire du XIXe siècle, 49 | 2014, 37-49 [42] Claude Guillon, « Pauline Léon, une républicaine révolutionnaire », Annales historiques de la Révolution française [En ligne], 344 | avril-juin 2006, : http://journals.openedition.org/ahrf/6213/ rapports de police dénonçant ses mœurs, ses opinions contraires au gouvernement, et ses fréquentations (Cf. pour 1815 : AN : F18 509 et AD 85 4 M 389 – « surveillance de la presse, des libraires et des cabinets de lecture : instructions, correspondance. 1815-1816 ; pour 1823 : AN : F18 2105. Le Préfet de Vendée demande la suppression de son brevet [s.d., après 1814], AD Vendée 4 M 389 [43] Source : Archives municipales de la Roche-sur-Yon. Mémoires d'Antoine Tortat. Récit des évènements accomplis à Napoléon-Vendée et aux environs, du 1e mars au 18 août 1815 ; 1er mars - 18 août 1815. Vendée http://archives.ville-larochesuryon.fr/appli/archives_municipales/bitton/documents/document_212.pdf [44] Brevet rénové le 8 août 1816, n° 1678, enregistrement le 27 novembre 1817. Enregistrement : F/18 (I)/22, n° 1678 (en 1816) [45] (AN : F18 2105). Pas trace de lui dans les registres d’écrou de la prison de la Roche sur Yon. [46] http://recherche-archives.vendee.fr/ark:/22574/vtab30d1fce62cf44a2 [47] http://recherche-archives.vendee.fr/data/files/ad85.diffusion/pdf/inventaires/FRAD085_4NUM422_all.pdf?1596348401 [48] « Au sieur Allut , imprimeur à Bourbon-Vendée , pour frais d’impression des affiches fournies au mois de mai 1823 ; a l’effet d’annoncer l’adjudication du service des communications maritimes de Noirmoutier au fort du Pilier, la somme de …. 15.00 : Comptes généraux présentés par le ministre de la guerre pour l'exercice Ministère de la guerre Imprimerie nationale 1827 Gallica [49] État civil reconstitué Paris V3/20 [50] « J’ai répandu l’or à pleines mains pour édifier des palais, vous avez construit une ville de boue ». [51] « Les On dit des nouvellistes, ouvrage utile à toutes les classes de citoyens, aux administrateurs, aux représentants, aux auteurs, et à tous les journalistes qui ont besoin de pensées neuves ; suivis d’une Lettre d’un Piémontais à son ami à Paris » [par Auguste Hus] Auteur : Hus, Auguste (1769-1829). Auteur du texte Éditeur : Mme Allut (Paris) Date d’édition : 1815 Dictionnaire des femmes libraires en France, 1470-1870 [52] La notice sur Allut sur le site de la BNF mentionne qu’elle y aurait tenu une librairie et un cabinet de lecture au moins jusqu’en 1823. [53] AD 85 Liste Nominative 1816 6M298 2Mi21/181 et 2Mi21/2 [54] Ad 85 Liste Nominative 1820 Mutations et augmentations 6M298 2Mi21/182 (f37) [55] Ad85 état civil de La Roche-sur-Yon registres 2E191/11 [56] Né à Cholet le 20 floréal an 13) habiteront rue des halles [57] Ad85 état civil de La Roche-sur-Yon registres 2E191/11 [58] Le 16 juin 1832, [59]« Liste des membres de la chambre de lecture de La Roche-sur-Yon (12 janvier 1813) » Archives municipales de La Roche-sur-Yon fond Bitton http://archives.ville-larochesuryon.fr/appli/archives_municipales/bitton/documents/document_196.pdf larochesuryon.fr/appli/archives_municipales/bitton/documents/document_196.pdf [60] « Membres fondateurs de la loge maçonnique l’heureuse réunion » 1818- Archives municipales de La Roche-sur-Yon fond Bitton http://archives.ville-larochesuryon.fr/appli/archives_municipales/bitton/documents/document_240.pdf [61] AD 85 Liste Nominative [1831] AC [62] Brevet d’imprimeur n° 2743 et brevet de libraire n° 3455, accordés le 28 février 1832. AN : F18 2105, [63] Déclarations des mutations par décès ou absences 2 Q 10521 - 21 mai 1832-14 octobre 1833. N°21. 1832-1833 [64] Ad 85 état civil de La Roche-sur-Yon registres des AD2E191/16f230 [65] Après le Congrès de Vienne de 1815, le Royaume de Pologne succède au Duché de Varsovie. Le tsar est le souverain de cet état doté d’une certaine autonomie. Le non-respect de la Constitution de 1815 est à l’origine d’un soulèvement malheureux marqué par d’âpres et sanglants combats. Pourchassés, déchus de leurs droits civiques et privés de leurs biens, les insurgés sont contraints à l’exil. [66] Aussi Lukvik wojciechowski, dans « Okólniki Towarzystwa Demokratycznego Polskiego: 1838/40 De Towarzystwo Demokratyczne Polskie » [67]Ad85 état civil de La Roche-sur-Yon registres des AD2E191/17 [68] Entre le la liste nominative des habitants de la Roche-sur-Yon de 1831 (Ad 85 Ac) où elle n’apparait pas et 1835 lorsqu’elle est légataires de son frère Antoine Paul où elle est indiquée « Anne Pauline Léon, veuve Leclerc, Bourbon-Vendée » ; AP DQ8 703 f. 10). [69]Elle commençait de « la Pyramide au Pont Neuf » http://archives.ville-larochesuryon.fr/appli/archives_municipales/bitton/documents/document_200.pdf Maintenant avenue du maréchal Joffre. [70] http://www.vendeensetchouans.com/archives/2018/11/28/36902067. html http://archives.ville-larochesuryon.fr/appli/archives_municipales/bitton/documents/document_288.pdf [71] « Magasin pittoresque » décembre 1849. [72] L’imprimeur Leconte, indiqué comme étant le neveu de la défunte (il a épousé la nièce de Pauline, Joséphine Reine Pauline) et Pierre Auguste Richard, imprimeur, en font la déclaration à l’adjoint au maire de Bourbon-Vendée (AD Vendée, État-civil, Naissances Mariages Décès 1838, f. 343, acte n° 215 [73] AD 85 Tables des déclarations de successions ou absences bureau de LA Roche-sur-Yon 2 Q 10309 [74] Dictionnaire des femmes libraires en France, 1470-1870libraire Roméo Arbour, Dictionnaire des femmes libraires (1470-1870) Jean Quéniart p. 156-157Référence(s) :Paris, Droz, 2003, 752 p. [75] Brevet d’imprimeur n° 2743 et brevet de libraire n° 3455, accordés le 28 février 1832. AN : F18 2105 [76] Histoire. Polygraphie. Novelles acquisitions [77] Numéro Mémoires de la Société de... Société de statistique, sciences, lettres et arts du départ [78]Bureau de l'Enregistrement de La Roche-sur-Yon Tables des acquéreurs (an V-1865) 2 q10390 1834-1836. N°13. 1834-1836 [79] tableau indicatif des propriétés foncières, de leurs Contenances et de leur revenus Section D dite e la Préfecture 3p 2159 p80 [80] AD 85 Liste Nominative 1841 6M299 2Mi21/182 [81] Dans l’almanach général des commerçants de Paris et des départements de Cambon, elle est notée de 1839 à 1841 comme imprimeur libraire, son gendre Leconte est indiqué détenant un cabinet de lecture ainssi qu’un Perrot Almanach général de la France et de l’étranger pour l’année 1839 [82] D. Sibalis Michael. « Un sans-culotte parisien en l’an XII François Léon, frère de Pauline Léon » . In: Annales historiques de la Révolution française, n°248, 1982. pp. 294-298. www.persee.fr/doc/ahrf_0003-4436_1982_num_248_1_3685 [83] État civil reconstitué de Paris St Severin V3N/20 [84] (Archives nationales, F7 6435, dossier 9064) [85] Interrogatoire de Jean Nicolas Auguste Sornet, 15 floréal an XII (A. N., F ? 6435, dossier 9064). [86] D. Sibalis Michael. « Un sans-culotte parisien en l’an XII François Léon, frère de Pauline Léon » . In: Annales historiques de la Révolution française, n°248, 1982. pp. 294-298. www.persee.fr/doc/ahrf_0003-4436_1982_num_248_1_3685 [87] Renseignements donnés sur l’acte de mariage de sa fille Julie Charlotte Léon ave Jean Louis Laffeuillade le 26 juillet 1859. Selon l’état civil reconstitué, Marie Françoise Bayard fille de Pierre Louis Marie Crouzat demeurant 37 rue la Cossemerie épousa François Paul Mathurin à St Eustache Léon le 15 mars 1822 ( !) Collection Mayet : tables des mariages de toutes les paroisses parisiennes tome 13 vue cote 29622 [88] (AN : F18 2105, Léon François). Le certificat d’aptitude fourni de François est signé par notamment sa sœur Antoinette, et Camille Leconte, imprimeur le gendre de cette dernière. [89] Annuaire des imprimeurs et des libraires de France / par M. H. Bancelin-Dutertre 1845 [90] Au recensement de 1846 sa sœur Reine est notée aussi épicière [91] Ad 85 registre Ec La-Roche-sur-Yon AD2E191/28 [92] Noté bourrelier lors des publications et sellier lors du mariage. Un contrat de mariage sous le régime de la communauté fut passé auprès de Guitton notaire le 16 juillet et la future épouse apportait 1000 francs et valeurs mobilières et le futur 2000. AD85 CM/ Bureau de l'Enregistrement de La Roche-sur-Yon Tables des contrats de mariage (an V-1865) 2 Q 10355 - 1839-1865 CM du 4 juillet 1853 [93] Ad 85 registres Ec La-Roche-sur-Yon AD2E191/28 comme témoins jb mudasat conducteur des ponts et chaussées et Camille Leconte cousin germain. Rappelons que c’est un temps à Surgères que l’époux polonais et conducteur aussi aux ponts et chaussées travaillait [94] Ad 85 Registres des Déclarations des mutations par décès ou absences (17 octobre 1850 19 novembre 1851) 35 2 q 10535 [95] Il n’est pas présent aux listes électorales de 1854, ni au recensement de 1856. [96] A M Paris état civil reconstitué de Paris Paul Mathurin Léon n°46 4eme arrondissement [97] AD 85 Registres de mutations par décès [98] Ad85 Déclarations des mutations par décès ou absences) 2 q [99] « Histoire du corps des gardiens de la paix : ouvrage publié sous les auspices de M. Louis Lépine » Alfred Rey et Louis Féron : date d’écrou le 30m ars 1871, prison de transfèrement la Roquette le 9 avril et détenu avec 46 autres mi-mai. [100] AD 85 Ec La Roche sur Yon AD2E191 31 Bureau de l'Enregistrement de La Roche-sur-Yon Tables des contrats de mariage (an V-1865) 2 Q 10355 - 1839-1865 CM du 4 juillet 1853 devant Me Gauducheau L’épouse apporte 15 000 francs en communauté des bines [101] AD 85 Ec La Roche sur Yon AD2E191/32 [102] CM Notaire Gauducheau sous le régime de la communauté légale du 4 juillet 1853 [103] Mutation par décès n 57 18 juin 1856 [104] Mémoire écrite de La Roche-sur-Yon dictionnaire des écrivains, éditeurs, imprimeurs, journaux et journalistes 1804-20004 siloë - éditions répertoire [105] Ad 85 2E191/47 - M 1879-1882 [106] Ad 85 La Roche-sur-Yon décès 1863-1865 ec 2e191/51 [107] Ad85 Déclarations des mutations par décès ou absences 4 novembre 1864 20 juin 1865 (n°53) 2 q 10553 f° 105 [108] Ad 85 La Roche-sur-Yon Etat civil décès AD2E191/52 [109] Ad 85 La Roche-sur-Yon Etat civil décès 1892-189 2E191/70 [110] Ad85 Déclarations des mutations par décès ou absences 2 Q 10579 - 25 août 1892-7 novembre 1893. N°79. 1892-1893 [111]Ad85 Déclarations des mutations par décès ou absences 9 novembre 1868 1 mars 1870(58) 2 q 10558

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