Pierre Joseph Cottet, Garde suisse, combattant Vendéen devenu maire

De Christelle et Fréderic Augris

De toutes les personnes qui s’illustrent durant les guerres de Vendée, seul un petit nombre est connu de la majorité de ceux qui s’intéressent un tant soit peu à l’histoire de ces guerres civiles. Et souvent, de par l’hagiographie d’une époque, seuls les nobles sont restés dans les mémoires oubliant que ce fut au départ un combat de paysans. Il est vrai que, de par leur expérience militaire, ces nobles furent rapidement nommés à leurs têtes. Mais les personnages secondaires qui jouèrent un rôle conséquent dans ces évènements sont légion. Pierre Cottet serait depuis longtemps tombé dans l’oubli si la marquise de la Rochejaquelein n’avait pas parlé de lui à plusieurs reprises dans ses mémoires[1]. Elle y conte en particulier comment il parvint à se cacher dans l’Entrepôt des Cafés de Nantes, devenu prison, et à échapper ainsi pour un temps à la justice révolutionnaire. Mais ce personnage mérite en vérité bien plus que quelques lignes dans des mémoires, aussi illustres soient-ils ! Voici donc son histoire tirée des différentes versions des mémoires de la marquise et des documents d’archives. Pierre Cottet, ou plutôt Pierre Joseph Cottet naquit en Suisse, à Ruë dans le canton de Fribourg, le 7 juillet 1755.[2] Ses parents se nommaient François Cottet et Marie Donzallaz.

Copie de l’acte de naissance de Pierre Joseph Cottet (issue de son dossier de Légion d’honneur) Pierre Joseph entra comme volontaire dans un régiment de Gardes suisses au service de la France le 1erjanvier 1775.[3] Sa carrière fut courte puisqu’il démissionna en 1779 après avoir servi sous les ordres du marquis de Malliardos[4] comme Garde suisse volontaire au service du roi[5]. Après avoir quitté l’armée, il entra au service de Madame de Donnissan en tant que coiffeur[6] et homme de confiance[7]. Madame de Donnissan, née Marie Louise de Durfort de Civrac en 1747, était fille d’un ancien ambassadeur de France à Venise. Dame d’atours de Madame Victoire et amie notamment de Madame de Lamballe elle était très bien introduite à la Cour. Elle avait eu de son époux, ancien aide de camp du maréchal d’Estrées, une unique fille, Victoire, qui épousa son cousin Louis de Salgues de Lescure. Ce dernier, officier désargenté de la garde royale avait échappé à la mort lors des évènements de la journée du 10 août 1792, comme quelques futurs grands noms Vendéens[8]. Il avait pu, avant les massacres de septembre, s’enfuir de Paris pour se réfugier dans son château de Clisson à Boismé près de Bressuire (Deux-Sèvres) avec sa famille proche[9] dont sa jeune épouse Victoire de Donnissan et ses parents ainsi qu’une cinquantaine de domestiques fidèles. Parmi ces derniers se trouvaient une dénommée AgatheGingreau originaire de Boismé, femme de chambre de Victoire qui était déjà auprès d’elle à Paris lors de l’été 1792,[10] et Pierre Joseph Cottet.

Image : Ruines du château de Clisson à Boismé au XIXe Siècle Mais en mars 1793, afin de combattre les armées ennemies aux frontières de la France, une levée de 300 000 hommes fut décidée qui amena dans cette région de l’ouest du pays l’insurrection des paysans préférant s’insurger plutôt que de devenir soldats, insurrection connue comme la première guerre de Vendée.[11] Ces paysans entraînèrent avec eux les nobles locaux qui, du fait de leurs expériences militaires, furent mis à leur tête. Au début de l’insurrection, Lescure fut emprisonné « par mesure de sécurité » à Bressuire (Deux-Sèvres) et libéré des geôles républicaines en mai 1793 lors de la prise de la ville par les insurgés que commandaient d’Elbée, La Rochejaquelein, Bonchamps, Stofflet et Cathelineau. Dès sa libération, il prit place aux côtés des autres généraux de l’Armée catholique et royale menant à sa suite sa famille, dont son beau-père et ses domestiques ainsi que la population de Boismé. Evidemment, Pierre Cottet prit les armes avec eux. Tout d’abord simple volontaire, il se fit rapidement remarquer au combat, son passé militaire l’aidant certainement. Ainsi participa-t-il aux principales batailles aux côtés de Lescure. Emporté dans la déroute qui suivit la bataille de Cholet (17 octobre 1793), Cottet traversa la Loire à Saint-Florent-Le -Vieil le 18 octobre. C’est sous les ordres d’Henri de La Rochejacquelein nouveau généralissime, qu’il participa à la terrible Virée de Galerne[12] tout en accompagnant Madame de Donnissan[13], mais aussi Lescure blessé mortellement au combat de La Tremblaye (15 octobre 1793) et son épouse. Ils étaient toujours suivis de la « bonne Agathe »[14] (Gingreau) entourant le chef vendéen de ses soins jusqu’à la mort de ce dernier[15]. Comme l’explique la marquise : « Il faut observer qu’on se trouva tout de suite, à l’armée, par famille et gens de connaissance qui allaient et s’arrêtaient ensemble. Dans le nombre étaient des officiers, des soldats. Ceux-ci allaient se battre, retenaient les logements et y recevaient le reste de leurs compagnie, femmes, blessés, prêtres, etc. (…) »[16] Pierre Cottet, lors de cette virée, participa aux combats de Dol, de Pontorson, du Mans et d’Angers et reçut à cette période deux blessures assez graves : une balle lui avait traversé la cuisse droite et une autre avait « lezé l’apophise » du bras droit et avait « passé sous la deuxième des fausses cotes »[17].

La Bataille du Mans - Tableau de Jean Sorieul, 1852 (détail) Ses blessures l‘empêchèrent alors de suivre l’armée dont il fut séparé vers Ancenis (Loire-Inférieure[18]). Il se réfugia tout d’abord à Ingrandes où, selon ses dires lors de son interrogatoire quelques mois plus tard[19], il perdit la trace de Mme de Donnissan qui l’avait suivi, puis dans un bois à quelques lieues de là[20]. Il se cacha et se soigna en compagnie d’un ami nommé Jacques Bichon, marchand de volailles et voiturier de Boismé[21], de la femme de ce dernier, Marie Rabani enceinte, et de leur enfant Pierre-Joseph, âgé de quatre ans et demi[22]. Ils restèrent dans ce bois près de trois semaines ; les personnes du voisinage leur apportant la nourriture nécessaire et les informant des patrouilles Républicaines et des rumeurs concernant l’Armée catholique et royale.[23] Sachant proche la fin de l’armée catholique et Royale, ils décidèrent alors de tenter le retour en Vendée par Nantes. Espérant peut-être « régulariser » leur situation, ils se présentèrent aux autorités le 23 décembre[24]. Après avoir été fouillés, ils furent envoyés en prison à l’Entrepôt des cafés[25]. En fait, avec l’accord des Donnissan et de leur fille jeune veuve de Lescure, ils faisaient partie comme quasiment tous les domestiques de ces derniers d’une troupe de 150 cavaliers qui à Nord décida de se constituer prisonniers. Cette décision faisait suite à une rumeur stipulant que tout insurgé se rendant avec les armes serait amnistié à la condition de servir dans les troupes Républicaines. Tous périrent sauf trois, dont Pierre Joseph Cottet.[26] Et c’est là que se situe l’extraordinaire aventure qui permit à Pierre Cottet de sortir vivant de l’Entrepôt alors que tant d’autres personnes y laissèrent la vie dans des conditions les plus dramatiques[27]. Un des commissaires de l’Entrepôt, « moins méchant que les autres » écrira la Marquise de la Rochejaquelein[28] se prit d’intérêt pour Cottet et le fit enfermer dans la geôle réservée aux enfants mâles. Là, Pierre Cottet parvint à survivre, se cachant avec la complicité de ses jeunes compagnons de misère dans la paille putride du cachot… Mais lorsque les autorités décidèrent de vider l’Entrepôt de ses survivants le 1er février 1794[29], il dut se montrer à la surprise des Républicains !

Image : Prison du Bouffay Cottet fut alors interrogé. Il n’avait plus le soutien du commissaire qui l’avait sauvé, celui-ci ayant été victime des maladies qui sévirent dans l’Entrepôt. [30] Cottet mit en avant sa nationalité en disant qu’il « était de la république suisse »[31] mais en jouant certainement sur les mots afin que l’on comprenne qu’il était « républicain suisse[32] » pouvant peut-être laisser sous-entendre qu’il avait pu se faire passer pour un des gardes suisses enrôlés dans la Légion germanique et combattant du côté Républicain. Et c’est peut-être par le même subterfuge que le commissaire décédé avait déjà pu être attendri. Il devint alors un problème pour les représentants de la République qui se contentèrent de l’emprisonner à nouveau, cette fois à la prison Bouffay[33], et cela en même temps que son ami Jacques Bichon. La femme de ce dernier avait été noyée alors enceinte de quatre mois.[34] Ils y retrouvèrent aussi Agathe Gingreau et furent ainsi tous les trois les derniers survivants des 150 cavaliers. Après Thermidor et la chute de Robespierre, l’espoir était permis et le 14 octobre 1794, sur décision du Tribunal révolutionnaire, Cottet fut libéré. Muni d’une lettre de recommandation que lui avait donnée un autre prisonnier de Prinquiau, à l’adresse de Marie Poullain, de Besné, il tenta alors de retrouver Madame de Lescure. Il avait le projet de lui faire gagner la Suisse, la faisant passer pour sa femme, et de se réfugier ainsi auprès de Madame de Diesbach[35], amie de Mme de Donnissan, la mère de la marquise.[36] [37] Mais, malade à sa sortie de prison, Cottet dut attendre quelques jours avant de mettre son projet à exécution. Il logea alors chez une dame Guéneux à Nantes, avec son ami Bichon, libéré en même temps que lui. Le 20 octobre, ils tentèrent une première fois de retrouver la marquise (cachée alors dans les environs de Fégréac (Loire Atlantique), au château du Dréneuc) en allant jusqu’au lieu-dit La Croix-Blanche près de Héric (Loire Atlantique), en vain ! ils durent revenir sur Nantes.

Le 29 octobre suivant, Cottet tenta seul une nouvelle fois de retrouver Madame de Lescure. Il partit de Nantes à pied et coucha à Curette (près de Héric). Le lendemain, il atteignit Blain. Mais dès son arrivée, il fut arrêté et fouillé. La lettre pour Mme Poullain, dans laquelle il était question de Mme de Lescure, fut découverte, bien qu’elle ait été cachée dans ses vêtements, plus exactement dans le « revers de la Redingote. »[38] Cottet fut de nouveau emprisonné, à Blain cette fois. Mme Dumoustier, chez qui Mme de Lescure était cachée, fut avertie de cette arrestation, sans qu’elle puisse pourtant identifier la personne que l’on venait ainsi de mettre au cachot, « les fers aux pieds et aux mains »[39]. L’agitation causée par la prise de Cottet et par la lettre qu’il portait poussa la Marquise à changer de refuge. Elle arriva ainsi à Redon (Ille-et-Vilaine) à quelques kilomètres au nord de Fégréac. Pendant ce temps, Cottet était questionné. Son interrogatoire, en date du 9 brumaire an 3 (30 octobre 1794), nous est parvenu et nous donne son signalement : « A été présenté devant nous un homme, taille de cinq pieds quatre pouces, cheveux et sourcils châtains, yeux bleus, nez aquilin, bouche moyenne, menton rond, front large, élevé, visage long. » Il portait une « veste verte à collet rouge et parements rouge, un pantalon vert, ayant un mouchoir de soie noire au col ». Cet interrogatoire n’est qu’un tissu de mensonges de la part de Cottet quant à ses agissements. Il y prétendit n’avoir pas participé à la Virée de Galerne, ajouta que sa venue à La Croix Blanche, quelques jours plus tôt, n’avait d’autre but que de récupérer un portemanteau[40] qu’il avait laissé… Quant à la fameuse lettre, il ne faisait que répondre à la demande d’un compagnon de prison qui l’avait prié de la porter. Certes, il l’avait lue, mais uniquement afin de s’assurer qu’elle ne contenait rien de compromettant… Et lorsqu’on lui fit remarquer qu’il l’avait cachée, il répondit que c’était parce qu’il y eut quelque chose qui lui parut louche dans ce document, soit le passage suivant : « ils viennent pour s’informer d’une dame qui a été longtemps du côté de Crossac, mais dites-leur qu’elle est du côté  de Campbon à présent ; car on ne sait point si cela lui ferait plaisir ; elle se nomme de Lescure ». Et afin que le comité révolutionnaire de Blain, ici représenté en l’occurrence par Joseph Laurent et René Chatellain, soit convaincu de son innocence, il ajouta que, s’il craignait que ce passage ne lui apportât quelques ennuis, c’était que son ami et lui « ayant dénoncé et fait trouvé l’argenterie cachée en terre de la dame de Lescure, il craignait que s’il la retrouvait dans ses parages, elle ne chercha à le faire détruire ».[41] Ce passage mérite précisions, en effet, nous savons comment Jacques Bichon survécut : sorti de l’Entrepôt pour y être noyé, afin de sauver sa vie il indiqua savoir où était caché le trésor du général Vendéen Lescure. On le transféra alors au Bouffay le 11 janvier 1794[42] ; et le 23, il accompagna pour servir de guide une compagnie qui trouva bien l’argenterie au lieu indiqué dans le parc du château de Clisson[43]. Bichon fut de nouveau enfermé au Bouffay le 26 janvier[44] et suite à cette découverte il bénéficia du soutien de certains républicains jusqu’à sa libération du 14 octobre.[45] Après le 20 octobre, date où il accompagna Cottet lors de la première recherche de la veuve de Lescure, nous ne savons de lui que ce que la Marquise écrit dans ses mémoires : «Je lui aurais pardonné sa faiblesse, mais depuis, soit crainte, soit changement, il s’est jeté dans le parti révolutionnaire .»[46] Le Comité ne fut pas dupe, et Cottet fut renvoyé dans les prisons de Nantes, plus précisément au Bouffay le 14 novembre 1794[47], soupçonné de complicité avec les chouans.

Image : Registre d'écrou de la prison du Bouffay Le 2 décembre 1794, la Convention vota le décret amnistiant les insurgés qui avait pris les armes et permit aux quelques survivants encore emprisonnés de sortir de Prison, ce fut d’abord Pierre Cottet, puis Agathe Gingreau. La veuve de Lescure s’était cachée avec sa mère durant tout ce temps. Arrivée à Nantes pour obtenir cette amnistie, elle fut agréablement surprise de retrouver les deux fidèles serviteurs vivants. Après les formalités accomplies elle et sa mère partirent pour le château de Citran propriété familiale du Bordelais,[48] Agathe et Piette Cottet les accompagnèrent et restèrent à leur service.[49] Après le 18 fructidor, la veuve de Lescure, étant inscrite par erreur sur la liste des Emigrés, dut quitter la France pour l’Espagne à l’automne 1797 et ses biens mis sous séquestre. Sa mère alla de son côté à Paris. A ce moment-là, Pierre Cottet devient cultivateur dans la commune d’Avensan (commune dont dépend Citran), et lui et Agathe Gingreau s’y marièrent le 18 novembre 1797.[50]

Image : Acte de mariage de Pierre Joseph Cottet et Agathe Gingreau

Pierre Cottet reprit les armes en 1799, lors de la troisième guerre de Vendée, à la tête des habitants de Boismé et ne capitula qu’avec la pacification de 1800[51]. Ses antécédents lui valurent alors d’être placé en surveillance spéciale jusqu’en 1806.[52] En mars 1802, Victoire de Donnissan veuve de Lescure, de retour en France depuis 1800, épousa à Citran Louis de la Rochejaquelein frère cadet du généralissime Vendéen[53]. Le couple, surveillé par la police, voyageait régulièrement entre le château de Citran et celui de Clisson. Pierre Joseph Cottet, sembla accompagner régulièrement la marquise ainsi que son époux dans leurs aller-retours. Il apparaît quelquefois comme témoin dans les registres d’état civil d’Avensan  et de Boismé.  Ainsi, en juillet 1805, il est décrit comme « officier de bouche domicilié à Avensan » [54] ; en février 1806, il est indiqué qu’il est « homme d’affaires » lors d’un mariage et « homme de confiance » de la famille La Rochejaquelein dans l’acte suivant[55]. Puis au plus tard, durant l’été 1808, il devint « régisseur du marquis de La Rochejaquelein et résidant à Clisson »[56].

En 1815, Pierre Cottet prit à nouveau les armes sous les ordres d’Auguste de la Rochejacquelein[57], frère de Louis. Le 14 juin 1815, le général Daniaud-Dupérat le nomma chef de bataillon au 4e corps de l’armée royale de Vendée, et il entra à l’état-major[58]. Durant ce conflit, Louis de la Rochejaquelein décéda au combat des Mathes, la marquise devenant veuve une seconde et dernière fois. Avec la Restauration, le temps des honneurs arriva pour lui, ce qui étonnement était assez rare pour les combattants vendéens. En 1816, Il obtint une pension de retraite de 450 francs, tenant en compte ses deux blessures par coups de feu, et à régler sur le grade de lieutenant pour ses 19 ans et 4 mois de services, dont cinq comme Garde suisse. Il fut fait chevalier de Saint-Louis, puis en 1821, chevalier de la Légion d’honneur.[59] En 1815, il devint maire de Boismé[60] et remplit cette fonction pendant près de dix ans. [61]

Signatures de Pierre Cotter en tant que maire de Boismé, et d'Augustin Gingreau son beau-frère en 1817, sur le registre des naissances de la commune Déchargé de sa charge depuis quelques mois à peine il décéda au château de Clisson, le 19 juillet 1826[62]. Son décès fut déclaré par Augustin Gingreau,[63] son beau-frère, et par Jacques Fontenit garde des domaines de la marquise de La Rochejaquelein, tous deux anciens compagnons d’armes. Il est indiqué sur son acte de décès « chef de bataillon retraité, chevalier de la Légion d’honneur, maire de Boismé depuis l’année 1815 jusqu’à la présente année ». Par succession, il légua tous ses biens à son frère et ses neveux habitant à Ruë. Sa veuve Agate Gingreau, toujours fidèle à la marquise, décéda à Orléans le 2 octobre 1831 au domicile de cette dernière.[64] Malheureusement, nous n’avons aucune représentation le concernant, Louise la fille de la marquise de la Rochejacquelein avait pourtant portraitisé de nombreux anciens combattants durant le dernier été qu’elle passa à Clisson, mais ce fut celui du décès de Cottet.[65]

Acte de décès de Pierre Joseph Cottet

En conclusion, il peut être dit que cette proximité que l’on voit entre Pierre Cottet et les membres de la famille Lescure/La Rochejaquelein était fréquente dans de nombreux châteaux et manoirs de la Vendée combattante. Ces relations particulières entre maître et serviteurs étaient dues aux liens tissés pendant les combats et les mêmes souffrances vécues ensemble. Les anciens combattants habitaient dans les manoirs des survivants ou des descendants nobles les ayant commandés en 1793. Les nobles aidèrent« leurs gens » à obtenir des pensions ou des charges, et tous perdurèrent la Vendée de la mémoire.[66]